olalala c mon ecrivant preferer il est un miracle de societe . apres ke j'ai publier son salairs , mnt je vais vs decire un peu ce phenomen social . bien sur en basant sur des article retouve sur des magaizne national .
Le succès...
À l'origine de tout ce traitement d'exception, une colonne. Une chronique quotidienne en dernière page du quotidien Assabah. Là même où Rachid Nini a travaillé, pendant plusieurs mois, en tant que simple journaliste, après son retour d'Espagne. Quand il intègre 2M en 2001, il y produit l'émission “Nostalgia”, mais quelque chose le démange. Il fait partie de ces hommes nés pour écrire. Il propose alors sa chronique à son ancien employeur qui saute sur l'occasion. Le succès est immédiat. Ses premières chroniques sont photocopiées et revendues au cinquième du prix du journal et au bout de quelques mois seulement, les ventes d'Assabah explosent. Nini est systématiquement approché dans la rue, les taximen, tout comme les propriétaires de café, n'acceptent plus d'être payés ; son mail croule sous les messages de détresse, de félicitations, d'injures ou de déclarations d'amour. Un phénomène de société est né. Nini n'a cependant pas de recette miracle. “En plus de sa maîtrise de la langue arabe et des techniques de narration, il est proche de ses lecteurs. Il a démontré que le dialecte était un excellent moyen de communication, pas du tout ringard”, dit de lui un autre grand chroniqueur qui aime rester anonyme. “En lisant Nini, de larges couches de la population se retrouvent dans ses quelques lignes quotidiennes. Ce n'est pas ce qui réglera leurs problèmes, mais l'effet catharsis est important”, analyse un sociologue qui suit avec intérêt le parcours du “chroniqueur du peuple”. Du peuple ? Pas seulement. Rachid Nini fédère des corporations entières, et pas uniquement dans le “Maroc d'en bas”. Des flics aux avocats, en passant par les médecins, les imams, les taximen, les magistrats, les ministres, les walis ou les gouverneurs. Tout le monde lit Nini ou en entend parler.
L'Agence Nini Press
Pour sa chronique, Rachid se nourrit de tout. De cet imam qui se plaint des abus de son supérieur, du flic qui justifie son racket quotidien, des déboires des ministres, des petites histoires des écrivains... Et les informations lui proviennent de partout. Son mail reçoit des messages (au moins une vingtaine par jour) des quatre coins du pays et du monde. Récemment, un hacker a réussi à attaquer sa boîte électronique. Il s'en est par la suite excusé et expliqué que “des personnes lui avaient promis 500 DH contre le mot de passe de Nini et qu'à présent, il regrettait son acte”. En restituant sa boîte à Rachid, le hacker y a installé un nouveau mot de passe (provisoire) : pardon.
Puis il y a le téléphone, qui n'arrête jamais. Rachid ne se demande plus comment les gens ont accès à son numéro et ne songe pas à le changer. “ça ne servirait à rien de toute façon”. En une heure, Rachid peut recevoir plus de quatorze messages (moyenne constatée lors d'une soirée dans un café de Casablanca). L'émetteur, un vague prisonnier à Settat. L'objet des messages : le détail des tarifs pratiqués par les matons et les privilèges accordés au cousin d'un ministre actuel incarcéré à la même prison.
Chez lui, à Rabat, Rachid reçoit fréquemment de bien étranges visites. Dimanche dernier, une enveloppe était glisée sous sa porte. Dehors, personne. La lettre lui était adressée par une institutrice en conflit avec son administration de tutelle. Comment a-t-elle eu son adresse ? Cela fait partie des questions auxquelles Nini ne cherche plus de réponse.
Bien plus, il a récemment ouvert “un bureau”. Chaque matin entre 8h45 et 9h15, il reçoit à sa table de petit-déjeuner, dans un café au centre-ville, à Rabat. On vient chez lui pour se plaindre, dénoncer ou simplement faire connaissance. Récemment, il a découvert qu'un loubard du centre-ville a commencé à se faire payer pour “ramener les gens au café de Rachid Nini”. Parfois, Nini a aussi droit à des histoires attachantes. Comme celle de ce père de famille venu lui raconter comment son fils (12 ans) s'est fait renvoyer de classe parce qu'il a rendu une copie de dissertation en darija... comme son idole. Un autre jour, un enseignant de philosophie est venu lui jurer par tous les dieux (pendant plusieurs minutes) qu'il était... Jésus. Ce jour-là, il s'est difficilement retenu d'éclater de rire.
alors vs pensez koi de ce phenomen